1110-vivants_org.jpgApprenant que Summit Entertainment avait racheté les droits du premier roman d'un dénommé Isaac Marion, (d'abord publié sur le web avant qu'une maison d'édition ne s'y intéresse) et que John Malkovich était au casting, j'ai été naturellement intriguée. J'ai donc commandé Warm Bodies, un roman assez décalé, drôle et émouvant.


Son héros principal est 'R', un zombie, qui raconte son quotidien à la première personne. Il vit avec ses semblables dans un aéroport désaffecté à proximité d'une ville où se terrent quelques rares humains. Un quotidien plutôt monotone, rythmé par la faim qui le pousse à attaquer régulièrement la cité afin de se délecter de chair humaine.


'R' se distingue toutefois des autres zombies par quelques lubies. Il vit à l'écart des autres. De ses raids en ville, il rapporte toujours des objets qu'il collectionne méticuleusement. Et de temps en temps, il tente un semblant de conversation avec 'M', un autre zombie. Car, si le cerveau fonctionne, la capacité de parole est en quelques sorte HS chez le zombie. Les rares sons proférés sont pathétiques et résultent d'un effort monumental. Toutefois, 'R' et 'M' persistent dans cet écho désespéré d'humanité.


Tout va basculer une nuit de raid où 'R' épargne une jeune fille, Julie. Un choix incongru. A partir de ce moment, 'R' va se surprendre à rêver et peu à peu, à vouloir (re)vivre.

 

Je m'arrête là, sinon, je vous raconte tout. Mais, comme s'en est étonnée Stephenie Meyer (Twilight), le livre est plutôt réussi car on arrive à s'émouvoir du sort d'un zombie! Sa grande qualité réside surtout dans l'humour et l'autodérision dont fait preuve l'auteur à travers ses personnages. J'avoue que je n'accroche pas tellement sur l'explication du mal qui a transformé les humains mais cela ne m'a pas gâché la lecture.

 

La bonne nouvelle est que Bragelonne vient de publier une traduction de Warm Bodies, Vivants. Vous n'aurez donc pas à le lire en VO.

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