Vous me demanderez ce que les livres d'Amélie Nothomb viennent faire sur ce blog a priori consacré aux littératures de l'imaginaire ? Parce qu'elle regorge d'inventivité !

Je n'ai pas lu et ne lirai sans doute jamais tous ses livres. Mais à chaque rentrée littéraire, selon le sujet, je me laisse ou pas tenter. On disait le plus grand bien d'Une forme de vie, retenu dans la sélection du Goncourt et il faut admettre que le livre se lit vite et avec plaisir. On peut effectivement accuser Nothomb d'un manque de ténacité dans la structure de ses récits qui laissent toujours un goût d'inabouti, mais jamais de manquer de style. J'adore son verbe jubilatoire et dans ce roman épistolaire, sa richesse et sa finesse sont au rendez-vous tout comme son indispensable humour. Amélie Nothomb pratique l'auto dérision comme personne et m'arrache toujours des rires au cours de mes lectures, ce qui est tout de même rare.

Une forme de vie raconte l'étonnante correspondance qu'Amélie Nothomb aurait entretenue avec un soldat américain basé en Irak (tout cela est pure fiction). Un soldat entré en résistance avec quelques camarades, en engloutissant consciencieusement les provisions militaires. De maigre (55 KG pour 1,80m) il est devenu obèse, chérissant sa graisse comme une amante fatale. Je ne vous raconte pas la suite sinon vous n'aurez plus à lire le livre. Sachez juste qu'Amélie lui prodigue quelque surprenant conseil qui le transcendera...

 

La fin est comme une signature maintenant chez Amélie Nothomb : abrupte. Mais bon, si vous avez accepté ce fait, n'hésitez pas ! 

Une forme de vie d'Amélie Nothomb (Albin Michel)

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